2012 en baskets (1/2)

Après quelques tentatives de reprise bien trop espacées pour être concluantes, deux courses de 5 kms un brin laborieuse, une blessure au genou inconnue de mon médecin bien que fréquente, une prise de conscience pondérale, un détour par la case piscine, 2011 s’est terminée par une seule et unique résolution … Quoiqu’il arrive, 2012 se vivra baskets aux pieds.

Quelques heures à peine après cette prise de décision, la lecture d’un article médical sur un forum de running me conduit chez un médecin du sport. Là où le précédent médecin a tergiversé quatre mois sans même me  donner l’esquisse d’un diagnostic, le verdict est cette fois-ci clair et net : une tendinite lata-fascial, plus communément connu comme le comique syndrome de l’essuie-glace. Rien de bien méchant, certes, mais me voilà parti pour une quinzaine de séances de kiné, les étirements et la musculation qui vont avec, et muni d’une paire de semelles orthopédiques. Rapidement, sous les conseils du practicien, j’ai repris la course à pied sans forcer mais en augmentant progressivement la durée des sorties. Petit à petit, les bonnes sensations sont au rendez-vous, le souffle se fait de plus en plus aisé. La lecture de magazines et de sites spécialisés a été précieuse dans cette période de reprise vite accompagné d’un objectif : faire un semi-marathon.

Maroilles 2012

 « Sérieux c’est dégueulasse le Powerade ! »

Huit semaines de préparation avec le coach virtuel Jiwok plus tard, me voici au départ des 20 kms de Maroilles. Sur la ligne de départ, les commentaires fusent : « je pars sur 1h 20 mn pour battre mon record », « le plus dur arrive au 15ème km », « tu as tes gels ? »… Je suis là, j’écoute, je n’ai rien à dire. J’ai juste l’envie d’en découdre et de profiter de mon premier semi-marathon. Je ne vais pas être déçu. L’ambiance sur le parcours est conviviale. Les encouragements sont nombreux. Les kilomètres passent les uns après les autres. Je dépasse certains coureurs, d’autres me doublent. Sur le chemin, des enfants tendent les bras pour qu’on vienne claquer dans leurs mains. Et puis voilà ce fameux mur du 15ème km, les coureurs s’arrêtent pour marcher. A la vue de cette grande montée sur près d’un kilomètre, je me fais la promesse que je ne serai pas des leurs et que je ne marcherai pas avant d’avoir franchi la ligne d’arrivée. Malgré quelques tentations de céder, je résiste et m’offre même une petite accélération à quelques centaines de mètres de ce moment fatidique qu’est le franchissement de la ligne d’arrivée. Il m’aura fallu 2h06 pour boucler le parcours et presque le double pour que mon estomac digère le verre de Powerade bleu qui m’aura été remis au ravitaillement final.

Après quelques jours de répit, j’ai rechaussé les baskets pour une nouvelle course, le 10 kms de Douai. Les rues de la cité des Gayant n’ont aucun secret pour moi, je les ai arpenté tant de fois dans mon enfance … mais pas en courant. Ce retour aux sources se soldera par un chrono relativement positif, jusque là jamais réalisé avec un 52 minutes et 48 secondes, et une interview vidéo par l’Observateur du Douaisis.

 

boucles de gayant par lobsdudouaisis

« Saloperie de tendinite »

Phalempin 2012Après moult hésitations sur la prochaine course, notamment à cause d’impératifs professionnels, c’est vers le semi-marathon de Phalempin que mon choix s’est porté. Le 24 juin dernier, après une soirée sans doute un peu trop arrosée et une nuit un peu trop courte (2h30 de sommeil), je prends le départ … avec le seul objectif de finir. Malgré les excès nocturnes, la pluie qui  ne cesse de tomber, les kilomètres passent, les sensations sont bonnes. Accompagné une fois de plus de mon père, j’accélère progressivement au point de franchir le 15ème kilomètre en moins d’une heure 25 secondes. Mais hélas, Une légère gêne dans le genou se mute en douleur m’obligeant à m’arrêter et finir le parcours en marchant, tout en essayant de relancer, mais en vain. Finalement, je franchis la ligne en 2h07, avec près de 10 minutes de retard sur mon père. Je finis mon premier semestre de coureur, en bon épicurien, avec une bonne bière locale mais surtout, au même point que je l’avais commencé, … Blessé !

Retrouvez le récit du second semestre de l’année dans un article à venir très prochainement …

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