Le jour où je suis devenu marathonien

Ce matin, au réveil. Plus encore que la médaille qui trônait fièrement sur la table du salon, ce sont les courbatures, ayant pris possession de mes guiboles durant la nuit, qui m’en ont fait réellement prendre conscience : j’ai couru mon premier marathon.

Finisher !

Finisher !

Coureur débutant mais régulier, ce défi fou s’était imposé à moi sur un coup de tête. Après plusieurs semi-marathon, il me fait quelque chose de plus. Pas le temps de laisser les doutes et les questions s’installaient, je décidais immédiatement de m’inscrire à cette course, en compagnie de mon père, coureur de longue date. Cette course ? La Route du Louvre, reliant Lille à Lens, enfin plutôt à Loos-en-Gohelle sur un site mythique, la fosse 11/19 et ses terrils classés au patrimoine mondiale de l’UNESCO !

Dix semaines de préparations 

Pour tout vous avouer, j’ai commencé à m’informer sur l’entrainement et l’épreuve en elle-même que plus d’un mois après l’inscription. Une fois la collecte des renseignements effectués, c’en était décidé. La préparation pour le marathon commencerait le mardi 4 mars, au surlendemain du Semi-Marathon de Paris ! Me voilà parti pour 10 semaines d’entrainement ! Beaucoup de neige, du froid, du vent, heureusement aussi un peu de soleil, … Bref des conditions météorologiques qui m’auront permis de réaliser mon entrainement dans des situations très variées.

Bizarrement, le stress et la pression n’ont pas été invité à la table de mon marathon. De toute manière, la seule interrogation a y avoir trouvé une petite place : « Quel temps fera-t-il ? » … Il me semble n’avoir jamais tant consulté la météo. La veille, on nous annonce, un temps ensoleillé certes mais du vent.

Prêt pour en découdre avec cette Route du Louvre !

Le voilà, le jour J est arrivé, ce fameux 12 mai 2013, entouré dans le calendrier depuis le début de l’année. Nous sommes sur le parking de Bollaert, ce temple tant fréquenté pour d’autres occasions, à deux heures de prendre le départ du rendez-vous sportif le plus important de mon histoire. Après un petit tour en bus, puis en train, l’arrivée à Lille est effective à 8h30. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le ciel est très menaçant et l’on croise les doigts de pieds en espérant que Zeus aura une pensée amicale pour nous.

Sous le vent, et si tu crois que c’est facile  

Il est 9h40, nous voilà sur la ligne de départ, au pied des tours d’Euralille. Et cinq minutes plus tard, pas une seconde de plus, le top départ est donné. C’est parti pour 42,195 kms en direction du Pas-de-Calais. Les rues de la capitale des Flandres sont calmes, très calmes, trop calmes. Pas d’encouragements, pas d’animations, pas d’ambiance. Il faudra attendre plusieurs kilomètres avant  que les premiers applaudissements et les premières notes jouées par une fanfare ne viennent nous chatouiller les oreilles. Petit à petit, le ciel se dégage, le soleil apparaît, le vent aussi.

Les kilomètres s’enchaînent, les animations fleurissent les unes après les autres, le peloton apprécie les attentions des musiciens et de leurs supporters d’un jour … Les prénoms inscrits sur les dossards (excellente idée) y sont pour quelque chose. Et régulièrement, sur le bord de la route résonnent les «  Allez Thierry », « Allez Michel », « Allez Sophie » lancés à la cantonade.

Les ravitaillements réguliers nous permettent de s’hydrater correctement et de prendre des forces qui vont nous être bientôt nécessaire. 5 km, 10 km, 15 km, 20 km … ma foulée est régulière, les sensations sont bonnes. Je me permets alors une petite comparaison par rapport au précédent semi que j’ai pu faire, je suis en bien meilleure condition, mais pas question de s’enflammer pour autant. Il reste encore la seconde moitié du parcours à effectuer … Bien que les passages successifs, le long de la Deûle me paraissent un peu longs et monotones, je tiens bon et arrive au 30ème kms sans encombre.

Le grand saut dans l’inconnu

Les terrils jumeaux à Loos-en-Gohelle

Au cours de ma préparation, j’ai effectué chaque semaine des sorties longues dont l’une est montée jusqu’à 30 kms. C’est l’occasion de faire une seconde comparaison. J’avais terminé difficilement cette session de 3 heures en entrainement. Cette fois-ci, bien que la fatigue commence à se faire sentir, que les jambes deviennent un peu plus lourdes à chaque kilomètre, mon corps réagit plutôt bien. 31, 32, 33, ça se corse même si je résiste. Mais au 34ème kilomètre, mes jambes disent stop et je me dois de continuer le parcours en marchant à un rythme soutenue.

Contrairement au vainqueur de la course, 2h20 plus tôt, je n’ai pas loupé le dernier virage et je me suis autorisé une petite accélération dans la dernière ligne ! Et donc après 4h28 d’efforts, j’ai franchi la ligne d’arrivée de mon premier marathon, ému, satisfait, fier d’y être parvenu et avec la certitude de recommencer … Mais avant ça, rendez-vous dimanche prochain sur la Holi Run à Calais et sur le Semi-Marathon de Phalempin le 16 juin !!!

Powerade, vinaigre, huile, eau, gaufrettes, t-shirt, sac, médaille … Voilà pourquoi on a souffert !

D’autres comptes-rendus de la Route du Louvre à lire en cliquant sur les liens ci-dessous :

Rendez-vous en terre inconnue par Jo-Run 

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9 réflexions sur “Le jour où je suis devenu marathonien

  1. Hey, difficile les kms après le 30ème hein ? Bravo pour ton très bon chrono. Et rendez-vous très probablement sur le semi-marathon de Phalempin. Sportivement ou Marathonement ^^

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