Le Trail Côte d’Opale, un panorama de rêve pour 3h53 d’efforts !

Retour musical sur les 31 kms du Trail de la Côte d’Opale, auquel j’ai pris part ce dimanche 8 septembre à Wissant, et sur près de 4 heures d’efforts dans un cadre idyllique !

Une vue inoubliable ! © G. Bernardinù

Une vue inoubliable !
© G. Bernardinù

« Quand la mer monte … » chantait Raoul de Godewaersvelde. Comment ne pas citer cet illustre artiste ch’ti dans un article sur le Cap Blanc Nez. A 7h30, j’arrive de Calais et la découverte de cette Terre des Caps est prometteuse et annonciatrice d’une belle journée. Le ciel est si dégagé que l’on aperçoit au loin les côtes anglaises, comme il est rare de les voir.

Prêt pour l'effort ! © G. Bernardinù

Prêt pour l’effort !
© G. Bernardinù

« Attention au départ … » reprennent en chœur les Enfoirés. Le dossard bien en évidence, je me dirige vers la plage où sera donné le départ. Après une vaine recherche de visages connus, je m’offre quelques derniers petits étirements. A peine le temps de jeter un œil sur l’heure, j’entends le coup de pistolet retentir. Pas prêt, je commence à courir instinctivement en prenant le soin d’activer simultanément mon chrono et mon lecteur MP3 … Sur le sable wissantais, des milliers de concurrents -18, 31 et 42 kms confondus – s’élancent dans tous les sens. A droite, à gauche, ça fourmille sur la plage. Chacun essaie de ne pas se mouiller les pieds en tentant de contourner les bâches d’eau, mais c’est une mission quasi-impossible donc autant y aller franchement.

« Les filles du bord de mer »  avaient inspiré Adamo puis Arno. Lancés dans cette longue ligne droite, bon nombre de concurrents masculins en profitent aussi pour s’alléger la vessie, le long des rochers. Face à cette armée de coureurs pisseurs, une question me vient à l’esprit : « Cette irrésistible envie d’uriner est-elle une problématique typiquement masculine ? ». Juste le temps de poser le point d’interrogation que deux coureuses m’offrent la plus belle de réponses en se défroquant. Accroupies sans vergogne,  elles arrosent le sable de leur urine et peuvent repartir soulagées. Alors chouettes, ou pas, les filles du bord de mer?

Tous à l'assaut du Blanc Nez © G. Bernardinù

Tous à l’assaut du Blanc Nez
© G. Bernardinù


« Tout doucement » susurrait, en 1985, Bibie.
Difficile de faire autrement dans le goulet nous menant vers le sommet du Cap Blanc Nez. Affluence et étroitesse des lieux oblige, nous nous retrouvons obligés de patienter. La déception se lit sur les visages de nombreux coureurs qui auraient aimé se frotter à cette belle dame, à petites foulées. Mais pas le choix, la montée se fera tout doucement et en marchant.

Quel panorama © Maindru Photo

Quel panorama
© Maindru Photo

« Le fond de l’air est frais » regrettait Jacques Dutronc. Les coureurs auraient aimé pouvoir en dire autant. Une fois, le Cap Blanc Nez franchi, nous voilà parti pour une belle descente en direction de Sangatte près de cinq kilomètres. Le soleil tape et la température commence à monter. Une petite gorgée d’eau (la première) s’impose. Il en est de même pour les coups d’œil pour profiter du décor à flan de falaises qui nous est offert, sans oublier de veiller à ne prendre s’emmêler les pieds dans ce sol jonchés de pierres et d’obstacles divers.

« Faites monter » réclamait Alain Bashung. Après une première ascension relativement facile, le plus dur arrivait. Dans ces chemins étroits où la végétation a pris possession du sentier de randonnée, ça monte sec. La raideur de la pente m’oblige à marcher. Monter en courant ne semble pas démotiver certains. Avec mon entraînement, il me semble plus judicieux d’adopter une marche rapide qu’une course lente. La dépense d’énergie sera moins importante.

Etendue d’eau vu de là haut !
© G. Bernardinù

«  Je marche seul » lançait Jean-Jacques Goldman. Ca monte, ça descend, ça monte, ça descend, ç’est un rituel. Ca monte, on marche, ça descend, on court, c’est une habitude. Et chacun adopte la même attitude. Les mines sont déjà marquées. Très concentré, je suis dans ma course et n’espère qu’une chose : le ravitaillement.

« Viens boire un petit coup à la maison » s’exclamait Licence IV. Un petit coup pourquoi pas, à la maison, ça risque d’être plus compliqué. En attendant le rendez-vous est donné au village ravito. Une grande tente est installée sur un terrain. Victuailles et beuvrages divers m’attendent impatiemment. Je craque pour des tronçons de bananes, des quartiers d’oranges, une part de cake, et trois gobelets mi-remplis. Cinq bonnes minutes seront nécessaires pour récupérer et bien se restaurer aux sons des instruments d’un trio musical reprenant les classiques de la chanson française.

« Sandstorm » nous avait électrisé Darude. Quoi de mieux que ce morceau survolté, craché par une sono sur le bord de la route pour se redonner du courage. Après une montée très raide, juste après le ravitaillement, c’était idéal. Reboosté, je pouvais repartir. C’en était fini les montées, mais pas pour autant les difficultés.

« Le téléphone pleure » confiait Claude François. Après avoir franchi l’une des rares portions de route, quelques dizaines de bitume, j’allais faire la rencontre de l’un des idiots du peloton (ils ne sont pas légion fort heureusement). En quelques kilomètres, il m’a fait une démonstration de tout son talent. Après un arrêt pour cause de crampes, il s’est offert un puissant sprint qui allait se solder par une nouvelle halte. Comme ça à deux reprises. Ajoutez à cela, un téléphone qui n’arrête pas de sonner. « Arrêtez de m’appeler bordel de merde », s’est-il écrié … Et sinon, y’a pas un moyen d’arrêter ton portable petit con ?

A quelques mètres de l'arrivée avec Jo'Run (en rouge)  © Maindru Photo

A quelques mètres de l’arrivée avec Jo’Run (en rouge)
© Maindru Photo

« Hey Joe » reprenait Jimi Hendrix. Hey Joe ou plutôt Jo. Alors que les raideurs s’installent dans les jambes, le mental commence à flancher. L’entrée dans cette dune de sable mou me secouait un peu plus. Par chance, je suis enfin tombé sur une tête connue, celle de Jo’Run, twittos déjà rencontré sur le semi-marathon de Lille. Je l’interpelle. Voilà ce qu’on appelle une rencontre salutaire. Sa présence me permet de remettre un dernier coup de fouet. Le passage dans le sable mou nous semble interminable, mais nous nous accrochons. La vision de la plage et du village départ nous redonnent quelques forces, tout comme les spectateurs présents sur le bord de la route. Après 3h et 53 minutes d’efforts, nous franchissons la ligne d’arrivée. Fiers de notre performance et de notre temps, nous recevons notre médaille bien méritée.

« Time to dance » comme le proclamait The Shoes. Après une petite collation et un bref débrief avec Jo, son frère, mais aussi David et Laurie, eux aussi inscrits sur le 31 kms,  il est désormais temps de rejoindre la famille … Et surtout le temps de profiter. Et oui, quoi de mieux qu’un morceau d’un groupe nommé Les chaussures pour finir un article sur le running. Pour ma part, j’ai vite abandonné les chaussures … pour des tongs !!!

Récompense carrée de 3h53 d'efforts © G. Bernardinù

Récompense carrée de 3h53 d’efforts
© G. Bernardinù

Eux aussi, ils ont couru le TCO :

Laurie

Michel

– David

– Johan et sa GoPro

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5 réflexions sur “Le Trail Côte d’Opale, un panorama de rêve pour 3h53 d’efforts !

  1. Félicitations pour ta course et ton récit musical !! La partition proposée par les organisateurs était de toute beauté… et pleine de difficultés !!
    Je te remercie également pour m’avoir cité à la fin de ton article.
    Au plaisir de se retrouver sur une prochaine aventure….

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  2. Pingback: dd2012's BloG » Course #16 – Trail National Côte d’Opale en Pas-De-Calais

  3. Pingback: CR : Trail Cote d’Opale 31km : Jo'Run / Le blog

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