La course, les terrils et mon père

Quand je pense Course des Terrils, je pense forcément terril, je pense mine, je pense patrimoine, mais je pense surtout à mon père !

Une course à la saveur particulière !

S’il a bien une course qu’il ne manquerait sous aucun prétexte, c’est bien celle-ci. Il en était au moins à sa onzième participation. Au moins onze car Internet ne me permet pas d’aller plus loin que 1995. Dans son armoire, la pile multicolore  de t-shirts (même une jaune caca d’oie) floqués du fameux logo de la course est la plus belle preuve de son goût pour cette épreuve.

D’ailleurs, enfant, je me rappelle l’avoir accompagné à plusieurs reprises et d’avoir même couru une des courses réservées au P’tits Quinquins et une Furtive en 2001. J’avais alors 16 ans et avais parcouru les 9 kms et 2 terrils en 53 minutes (merci encore Internet).

Après une longue interlude de près de dix ans auquel ma paresse avait pris le dessus sur mon goût du sport, je rechaussais les runnings fin 2011 avec la volonté de boucler une seconde fois cette fameuse Furtive … sous les conseils de mon père. Malheureusement, un vilain syndrome de l’essuie-glace m’ a empêché de prendra le départ de la course.

Mais ce n’est que partie remise. Un an plus tard, j’étais de l’Authentique et avait attendu des fourmis dans les jambes l’arrivée de mon père inscrit sur la Sauvage. Un an à l’avance, je prenais de m’inscrire sur cette même distance et de courir avec lui.

Dossard 1677 ... A vos baskets ! © Ghjuvan Bernardinù

Dossard 1677 … A vos baskets !
© Ghjuvan Bernardinù

Rêver d’une bonne choucroute sur la ligne de départ.

Promesse tenue, ce dimanche 29 septembre à 11h. Après une longue attente à écouter la sono cracher les tubes de Britney Spears, Psy IV de la Rime, Amel Bent … puis de Jean Ferrat (étranges choix du DJ), nous étions prêts à en découdre. Sur la ligne de départ, mon père m’a  gratifié d’un vibrant « Je me mangerai bien une bonne choucroute saucisse. Rien qu’à y penser, j’ai l’odeur dans les narines ».

Ca crapahute !  © Ghjuvan Bernardinù

Ca crapahute !
© Ghjuvan Bernardinù

Sur ces belles paroles, nous voilà parti pour 23 kms (enfin c’est ce qu’on croyait).  Après 2-3 kilomètres de mise en jambes sympathiques, le peloton ralentissait à la vue du premier terril. Ni une, ni deux, nous avons pris notre courage à deux pieds pour gravir cette première difficulté. Une fois là haut, les battements de cœur ont été plus nombreux.

Heureusement, toute montée est suivie d’une belle descente. Nous en avons profité pour récupérer notre souffle en profitant de cette calme nature bouleversée de temps à autre par les rythmes de divers groupes de musiques (toujours très agréables). Après un passage au pied d’un chevalet, nous  entamons déjà le deuxième terril. Celui-ci est nettement moins raide, mais ça grimpe bien. Comme les autres coureurs, mon père se met à marcher. Je parviens à finir l’ascension en trottinant (Satisfaction personnelle n°1).

Après cinq kilomètres, les terrils Sabatier 1 & 2 franchis, mon fidèle compagnon de running, Runstatic a lui gravi la barre des 2000 kms en 17 mois (Satisfaction personnelle n°2).

Le Lavoir Rousseau vu du bas ! © Ghjuvan Bernardinù

Le Lavoir Rousseau vu du bas !
© Ghjuvan Bernardinù

Mon père me déclare plusieurs fois : « Tu peux y aller si tu te sens bien ». Effectivement, je me sens bien. Mais malgré quelques accélérations, je reste à quelques enjambées, j’ai envie de finir et surtout de partager l’ascension de ces montagnes noires à ses côtés. Voilà justement, le terril du Lavoir Rousseau se profile. Là, pas de chichis, ça monte sec et assez haut. Tels  des singes, nous le gravissons pas à pas. Une fois, là haut, nous profitons du paysage très vert et de ces étendus importantes d’arbres.

Tout in haut de ch'terril © Ghjuvan Bernardinù

Tout in haut de ch’terril
© Ghjuvan Bernardinù

La fin ou la faim de la course ? 

A peine le temps de jouer les touristes, il faut y retourner. On slalome pour éviter les cailloux et une mauvaise entorse avant d’enchaîner sur de longues lignes droites (un peu monotones) ! J’en profite pour accélérer laissant mon père derrière, mais je sais qu’il n’est pas loin derrière (instinct de fiston oblige). Le temps passe, le Manneken pisse et nos estomacs de coureurs épicuriens se rappellent à nous. Mon père me refait le coup de sa formidable réplique de la choucroute quand je lui apprends que je commence à avoir faim. Après quelques renseignements sur la faune et la flore, il s’étonne de ne pas avoir encore eu droit au Mont des Ermites et à son grimper de corde.

Après avoir repris quelques forces (les Tuc m’ont fait de l’œil au dernier ravito), le voilà ce fameux terril… Sauf que la corde n’y est pas (les conditions météo ne le nécessitant pas) ! Une longue séance de grimpette à slalomer entre les arbres s’offrent à nous. Face aux photographes présents, nous faisons comme si cette montée n’était qu’une simple balade de santé.

En haut, nous retrouvons nos éphémères copains du peloton (solidaire dans la souffrance). Il ne reste que quelques kilomètres. Nous en profitons pour admirer les aménagements réalisés dans la base nautique du Parc Naturel Régional de Raismes (tyroliennes, pédalos, bikepark, parcours de santé). Les gens sur la route nous encouragent, mais nous sommes bien au moment d’entrer dans le Village arrivée et de franchir la porte du Château de la Princesse orné du célèbre logo de la course des Terrils.

Le fameux logo de La Course des Terrils

Le fameux logo de La Course des Terrils

Après  2h20 d’efforts, nous bouclons notre parcours … de 21,5 kms. Je suis très content d’avoir enfin couru, avec lui, cette belle course, qui a tant fait parler mon père (Satisfaction personnelle n°3) !!! C’était vraiment bon !

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4 réflexions sur “La course, les terrils et mon père

  1. Pingback: Course des Terrils : Tout simplement inoubliable ! | Clem Running

  2. Pingback: dd2012's BloG » Course #18 – Course des terrils – La familiale et le 16 kms 2013

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