Comment franchir le mur du marathon ?

42,195 kms, c’est la distance qu’il faut boucler un marathon. Si cette épreuve phare attire de plus en plus de coureurs, elle comporte son lot de légende … Parmi lesquelles, le très fameux et néanmoins redouté « Mur du 30ème kilomètres ». A quelques jours des marathons de Paris et de Londres, le Professeur Bereiter, expert en coursologie à l’institut Alain Mimoun, a accepté de donner à notre site quelques astuces pour vous aider à choisir la méthode qui vous fera franchir sereinement cette étape .

1. La méthode «Super Mario» 

Un marathon se court aussi avec la tête !

Un marathon se court aussi avec la tête !

Pas de chichi, on ne réfléchit pas. On défonce avec le haut de son crâne l’une après l’autre chacune des briques qui constitue ce foutu mur. Avec un peu de chance, vous récolterez 10 centimes ou mieux encore de dénicher un champignon magique qui vous permettra de grandir et d’être plus résistant face aux menaces.

Le plus : Si tu adoptes cette méthode, en étant plombier et moustachu,tu mets les chances de ton côté. Une option « Voyage en kart » est également envisageable.

Le moins : Attention, la consommation de champignon est strictement interdite par l’Agence Mondial de Dopage et répréhensible d’une lourde sanction qui pourrait remettre en question la suite de votre carrière.

2. La méthode «Sonic»

Là encore, la réflexion n’a pas de place. Après avoir pris un peu de vitesse, boulifiez-vous (action de se mettre en boule) et tracez votre route sans jamais relever la tête. La vitesse aidant, vous n’épargnerez rien sur votre passage, ni le mur du 30ème kilomètre, ni vos concurrents, ni même les spectateurs en bord de route.

Le plus : Cette technique peut permettre de franchir le mur du son et donc d’espérer un éventuel record du monde. On peut toujours rêver !

Le moins : cette solution nécessite un préalable non négligeable : avoir une VMA de 19 kms/h au minimum. En dessous, votre vitesse ne sera pas suffisante pour que votre corps accepte le phénomène de boulification.

3. La méthode «Panoramix»

Moyennant finances et rémunérations, vous pouvez vous offrir les services du druide attitré de nos amis gaulois qui vous attendra peu avant le 30ème km. Muni de son chaudron magique, il vous aura préparé une potion dont lui seul a le secret.

Le plus : Du homard, du gui, des carottes, des navets, du céléri, du sel, des trèfles à quatre feuilles, du poisson, du jus de betterave … Vous pouvez courir tranquille, les instances anti-dopage ne s’acharneront pas sur vous.

Le moins : prenez soin de vous assurer que Jules César et son armée romaine n’aient pas l’intention de conquérir la Gaule le jour de votre épreuve, auquel votre faiseur d’antidote pourrait être réquisitionné.

4. La méthode «Platoche»

Aussi appelée la Robertocarlosienne, cette méthode s’adresse aux amoureux de la propreté, de la beauté et de l’élégance. Toute la maîtrise de la technique réside dans l’art de faire croire au mur du 30ème qu’il va vous résister en le contournant avec finesse sans même qu’il n’ait le temps de s’en être rendu compte avant que vous ne franchissiez la ligne d’arrivée.

Le plus : Porter un maillot zébré ou une tunique auriverde peut influencer sur votre comportement et facilite l’exercice.

Le moins : A trop vouloir bien faire, le planté n’est jamais loin. Parfois le mur résiste !

5. La méthode «Kirby’s»

Maitriser son souffle, une autre des clés du marathon

Maitriser son souffle, une autre des clés du marathon

 

Si vous optez pour cette méthode, votre but sera simple : prendre votre souffle, inspirez une bouffée d’air si grande qu’elle emportera une par une les briques de mur. Une fois, la brique gobée, deux solutions s’offriront à vous : l’engloutir (végétarien s’abstenir) ou la recracher sur l’un de vos adversaires.

Le plus : Si vous prenez l’option consistant à avaler la brique, celle-ci constituera un ravitaillement exceptionnel.

Le moins : Pas très fair-play quand même le recrachage de brique juste pour gagner quelques places.

6. La méthode « Mac Gyver »

Place à l’improviste, les conditions et les circonstances de course vont nécessiteront une grande faculté d’adaptation. Un bout de lacet, trois bouts de banane et deux raisins, un peu de bricolage et vous voilà à bord d’un superbe avion de fortune qui vous permettra de passer le mur du 30ème kilomètre tout en maintenant un suspense intense qui devrait faire saliver les spectateurs présents et rendre envieux vos partenaires de course.

Le plus : N’hésitez pas à parfaire vos connaissances en suivant des cours de bricolage chez Leroy Merlin ou Castorama et relisez au moins une fois «Le manuel des castors juniors»

Le moins : Ma grand-mère dit toujours que « c’est dans le freestyle que l’on accomplit les plus belles choses » … A vous de ne pas faire mentir cette maxime … La pression est grande !

7. La méthode « Willy Denzey »

« Franchir le mur du son / sans s’poser de questions / guidé comme un aimant / vers toi je viens doucement / Passer le mur du son / le signer de mon nom / Je me place efficace / Suis ma direction » Amateur de belles mélodies, mélomanes avertis, c’est la méthode qu’il vous faut absolument … Le MP3 dans la poche du cuissard, le casque aux oreilles, la musique à fond, rien ne peut vous perturber.

Le plus : La musique adoucit les murs.

Le moins : Attention, à ne pas oublier de recharger la batterie de votre MP3 la veille, sous peine de vous retrouver à devoir écouter le souffle et les bips des montres de vos concurrents.

8. La méthode «D&CO»

Bonne humeur, calembours et éclats de rire, cette méthode développée par Valérie Damidot est très joyeuse. L’expérience peut pourtant s’avérer un peu agressive pour les âmes sensibles. La rigolade c’est bien, mais pas de pitié pour les murs. Deux coups de masse et c’est joué !

Le plus : Vous avez la fibre artistique ? Libre à vous ensuite de reconstruire un mur et de le décorer à vos goûts et couleurs

Le moins : Courir en combinaison de chantier ou en bleu de travail est loin de l’image fashion développée par certains coureurs.

9. La méthode « Casper »

La méthode Casper reste, comme sa prédécesseure, la solution « Passe-Muraille » autrefois très connue, une technique très exigeante. Passer à travers un mur nécessite des facultés dont un quidam n’est pas forcément dotées.

Le plus : Si vous n’êtes pas sûr de votre capacité à traverser ce mur, un bon coup d’épaule de Sébastien Chabal pourrait peut-être faire l’affaire.

Le moins : Si vous n’êtes pas sûr de votre capacité à traverser ce mur, prévoyez une boite de Doliprane !

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3 réflexions sur “Comment franchir le mur du marathon ?

  1. Quand tu seras au MDP, pense à un truc : ce satané mur peut arriver au km34 aussi. Toujours se méfier. Et dès que tu le sens venir (ça commence par un fort sentiment de lassitude), eh ben t’accélères un peu. Tu l’attaques. Option Sonic. Qu’importe la VMA.

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    • Je sais par expérience que le mur peut intervenir au delà du 30ème, puisque je l’ai tapé au 33ème l’an dernier à la route du Louvre. Pour la solution, je ne suis pas sûr que ça marche à tous les coups.

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