#ParisMarathon : L’ABC du MDP

A comme Abrutis. Ils ne sont heureusement que très minoritaires, mais leur comportement a choqué : des spectateurs qui traversent la chaussée faisant fi des consignes des bénévoles sur la route, une mamie qui insulte un sportif, … Quelques coureurs ne sont pas non plus à exempter de tout reproche. Est-ce normal de voir des bouteilles jetées dans les pieds d’un concurrent quand une poubelle attend sagement 50 centimètres plus loin ? Est-ce normal de crier sur un coureur arrêté et en difficulté puis de le pousser violemment ? Dans un marathon aussi, la bêtise est humaine.

B comme Bénévoles. Que serait ce type de manifestation sans la présence de bénévoles. Leur gentillesse, leur dévouement et leur passion sont à saluer. Un grand merci à tous ces gens ayant donné un peu de leur temps pour distribuer les dossards, assurer les ravitaillements, …

Des milliers de coureurs sur les Champs ensoleillés

Des milliers de coureurs sur les Champs ensoleillés

C comme Courir. Après tout, c’est la raison pour laquelle les plus de 40 000 participants avaient fait le déplacement. Courir un peu, beaucoup, à la folie, passionément, parfois pas du tout … Bref tout simplement courir !

D comme Déguisements. Sport et fête riment souvent ensemble. De nombreux coureurs en ont encore apporter la preuve en paradant dans les rues de la capitale dans des accoutrements plus imaginatifs les uns que les autres : Batman, Spiderman, Bob l’éponge, travestis, garçons de café, perruques bariolées en tout genre, … il y en avait pour tous les goûts !

E comme Encouragements. Entendre son prénom scandé par une foule, ça booste. Toutes ces banderoles sur le bord de la route, ces messages griffonnés sur un bout de carton, un vieux mouchoir, même quand ces encouragements ne te sont pas initialement destinés, ça fait chaud au cœur !

F comme Finisher. Alors que Bekele avait pris sa douche, répondu aux sollicitations, fait une petite sieste et entamait déjà la préparation de sa prochaine échéance, les derniers concurrents bouclaient seulement leur marathon en plus de 7 heures. Qu’importe leur temps, du premier au dernier, tous les coureurs pourront se vanter d’avoir bouclé ce marathon de Paris 2014.

Futur recordman du monde ?

Futur recordman du monde ?

G comme Géant. Vainqueur de la course, l’éthiopien Kenenisa BEKELE a frappé un grand coup pour son premier marathon. Le champion aux trois médailles d’or olympiques et aux seize titres mondiaux (cross compris) s’affiche d’entrée comme un candidat potentiel pour le record du monde de la distance et pour le titre olympique à Rio en 2016.

H comme Hashtag. L’essor actuel de la course à pied doit sans doute beaucoup aux nouvelles technologies. Le marathon de Paris en a été une preuve supplémentaire. Les réseaux sociaux ont été inondé des selfies sur la ligne de départ ou médaille au cou à l’arrivée, des photos d’ambiance sur le parcours mais aussi des impressions sur la course et leur performance. Il parait même que certains twittos réfractaires au sport auraient déclenché une allergie aux hashtags #ParisMarathon ou #MDP2014.

I comme Inscriptions. A 70 € euros minimum l’inscription, la participation a une telle épreuve à un coût. De même, les options offertes sur le site de l’organisateur sont légion. Et au vu des tarifs demandés, les coureurs devraient au moins être en droit d’attendre des produits de qualité. Mais de ce côté là, y’a du boulot ! Business is Business

K comme Kcal. On estime entre 2500 et 3500, le nombre de kcal moyen perdu par un coureur qui boucle un marathon … L’équivalent des apports normaux sur une journée, ca situe un peu l’intensité de l’effort !

L comme Ligne bleue. Si les jours précédant l’épreuve, elle a dû intriguer badauds et riverains. Le jour de l’épreuve, elle a suscité les convoitises de tous les concurrents. Courir sur cette ligne bleue, synonyme du tracé idéal, c’était aussi courir sur les pas de Bekele.

M comme Météo. Alors que la veille, Météo France avait annoncé un temps frais et de la pluie, c’est finalement le soleil qui a accompagné les sportifs sur les Champs-Elysée. Après deux heures de présence, il s’en est finalement allé laissant derrière des températures assez élevées. La pluie a elle décidé d’attendre le passage des derniers concurrents pour refaire son apparition.

N comme Naufragés. Des ambulances qui se fraient un chemin à travers le peloton, des brancards jonchés sur le sol, des deux-tons qui résonnent, des sportifs en peine qui tentent de venir à bout de crampes… il y avait comme une petite ambiance d’apocalypse sur les derniers kilomètres.

O comme Oeuvre des Pupilles et Orphelins de Sapeur-Pompier. L’association pour laquelle j’ai couru, comme plus de 1000 autres sportifs. Comme nous, de nombreux athlètes arboraient les couleurs d’associations et ont rapporté des fonds pour la bonne cause.

P comme Patrimoine. Champs-Elysées, Obélisque de la Concorde, Place de la Bastille, Château de Vincennes, Quais de Seine, Notre Dame de Paris, Tour Eiffel, Arc de Triomphe, … un Marathon c’est quand même plus original qu’un tour en city-bus pour découvrir la capitale.

Q comme Quarante-deux kilomètres et cent quatre vingt quinze mètres. Une fois la distance bouclée, les coureurs à la lueur du peu de lucidité qu’il leur restait ont dû se demander pourquoi la ville de Marathon était si lointaine d’Athènes et pourquoi Philippidès, le messager grec avait eu la bonne idée de mourir une fois à destination.

R comme ravitaillements. Inlassablement, la même rengaine. Eau, oranges, sucres, bananes, raisins secs campaient impatient d’être dévorés aux postes de ravitaillement installés tous les cinq kilomètres sur l’ensemble de parcours… Pour briser la routine, un peu de Powerade avaient pris place parmi eux au semi. Et grand luxe, à l’arrivée, la folle compagnie avaient été rejointe par une armée de Tucs !

S comme Souvenirs. Que restera-t-il de ce Marathon de Paris 2014 ? Une médaille, un t-shirt finisher, un poncho vert, un dossard … Et surtout de belles images : celle d’un enfant qui vous tend la main en bord de route, celle d’une bande de groupie qui crient votre prénom, celle d’une maman coureuse en larme apercevant ses enfants sur le bord de la route !

La boucle est bouclée

La boucle est bouclée

T comme Trophée. Une belle prime pour le vainqueur, mais surtout une médaille pour chaque concurrent. Ah qu’ils étaient beaux tous ces coureurs paradant fièrement avec leur récompense au cou pour emprunter le métro ! Certains auraient même dormi avec, d’autres auraient été travaillé avec le sésame autour du cou … C’est sûr, cette médaille occupera une place de choix dans le foyer de bon nombre d’entre eux !

U comme Une. 50 000 participants, 250 000 spectateurs, le deuxième événement sportif de France aurait mérité au moins une pleine page en une de l’Equipe !!! Dommage !

V comme Vessie. Mieux que les queues devant les magasins à une minute du lancement des soldes, mieux que des fans en folie pour un concert de Mylène Farmer, les files d’attentes devant les urinoirs un jour de marathon. Si l’on rajoute à cela, le nombre d’oeuvres urinaires laissés sur les murs et les sols, le constat est sans appel : le coureur de marathon a une vessie de Playmobil !

W comme WC. Puisque l’on en est dans le pipi, venons-en au caca ! En plus d’être victime de problèmes urinaires, le coureur a des soucis gastriques. Et si l’on s’en réfère aux odeurs à proximité des toilettes mobiles mis à disposition, c’est même assez grave … Quelle infection !

X comme Xalam. Puisque c’est difficile de trouver un mot en X et que j’avais envie de vous apprendre un mot qui pourrait, à défaut de remporter un marathon, vous permettre de gagner une partie de Scrabble. Un xalam est une guitare traditionnelle wolof.

Y comme Youpi. Soulagement et joie, voilà deux sentiments qui ont animé bon nombre de participants au moment de franchir la ligne d’arrivée. Bras levés, serrage de mains, embrassades et même des galoches, tout était bon pour savourer cette victoire … car oui, finir un marathon est une victoire !

Z comme Zik. Sur tout le parcours, des groupes de musique ont assuré l’ambiance et porté les coureurs dans leurs efforts. Des percussions africaines, des fanfares, des cors de chasses, une harmonie de Sapeur-Pompier, du rock’n’roll, des tubes actuels revisités, de la musique bretonne … Un grand bravo à tous les musiciens qui ont rythmé ce Marathon de Paris 2014 !

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6 réflexions sur “#ParisMarathon : L’ABC du MDP

  1. Bonjour,

    Je suis Elodie Farge et je suis auteur pour le blog de moncoach.com (http://blog.moncoach.com) J’ai écrit notamment ces articles :

    http://blog.moncoach.com/combien-temps-devez-echauffer-courir/

    ou

    http://blog.moncoach.com/reussir-course-noubliez-pas-echauffer/

    Ayant des thématique similaire j’aimerai vous proposer un échange d’articles entre votre blog et le blog de moncoach.com (vous écrivez un article pour le blog et j’écris un article pour vous). Ou bien un échange de lien simple pour booster la popularité de nos deux blogs ?

    Qu’en dites-vous ?

    Au plaisir de vous lire.

    J'aime

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