J’ai couru le premier Trail des Pyramides Noires (Bouh, ça fait peur ! )

 

Le samedi 31 mai dernier au départ du Trail des Pyramides Noires (très hitchcokien ! ) sur la formule 22 kms. Un peu plus courageux que moi, d’autres étaient partis pour 42 kms, et les plus téméraires avaient eux décidé de s’enfiler pas moins de 104 kms.

« Je suis un petit joueur » 

D’entrée, je le confesse : « Je suis un petit joueur » … Je dormais encore quand eux prenaient le départ de leur épreuve. Je m’éveillais à peine qu’eux avaient fait déjà plusieurs dizaines de kilomètres. Je quittais seulement mon domicile qu’eux avaient déjà franchi un bon paquet de terrils. Je montais à bord de la navette qui m’emmenait jusqu’à la ligne de départ quand eux avaient déjà effectué plus de la moitié de leur parcours. J’entamais enfin ma course quand eux allaient être sur le point de finir la leur.

Toujours est-il, moi aussi, j’ai pris part à cette première édition du Trail des Pyramides Noires, affublé du dossard n°854 . Le rendez-vous était donné à 11 heures pétantes au Parc des Iles à Drocourt, un lieu fraîchement rénové et aménagé sur lequel j’avais déjà eu l’occasion de courir en toute fin d’année 2013.

Première ascension

Après avoir profité un peu du soleil et des agréables conditions climatiques, il était temps de passer aux choses. Le premier kilomètre n’a été qu’une mise en jambe et la réalité de l’effort m’a vite rappelé que je n’étais pas là pour le tourisme. Direct, il a fallu entamer la première ascension assez raide de terrils. Une fois là haut, pas le temps de souffler et de profiter de la vue sur le bassin minier et des paysages du Pas-de-Calais, il faut veiller où l’on pose les pieds pour éviter l’entorse lors de cette première descente.

Pourquoi monter si c’est pour redescendre ?

C'est reparti pour un tour !

C’est reparti pour un tour !

A peine redescendu, je dois déjà remonter. Un nouveau terril s’offre encore à moi. Moins pentue, moins raide, cette deuxième ascension s’échelonne en une série de petite montée successive entremêlée de petits passages plats permettant d’alterner course et marche rapide. Au sommet, la ligne droite m’a permis d’apercevoir les terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle, les plus haut d’Europe, au même endroit où j’ai bouclé mon premier marathon un an plus tôt. Le mode tourisme n’a été enclenché que quelques courtes secondes puisqu’à mes pieds s’est invitée une nouvelle pente. Ici, je suis plus proche d’un exploit de skieur que de coureur. Le but du jeu, descendre la piste en slalomant, sans se prendre une gamelle. Je le confesse, j’ai failli faire un joli strike de concurrents. Heureusement, ma dextérité et mon équilibre naturels m’ont permis d’esquiver une belle chute.

De retour sur le plat, comme l’ensemble des coureurs, j’ai repris mon sang-froid avant d’arpenter des chemins étroits où des herbes folles viennent leur chatouiller les guiboles. Dans ces sentiers exigus, pas question de doubler son concurrent, c’est à la file indienne ou la queuleuleu que nous avons enchaîné plusieurs kilomètres. Le soleil est à son zénith. Nous entamons un premier secteur urbain. Il fait chaud, le léger vent nous fait bien. Une succession de quelques passages arborés offrent un peu de fraîcheur.

Me voilà de nouveau confronté aux montagnes du Nord. A deux reprises, les montées sont moins exigeantes. Les jambes commencent à manquer de jus. Fort heureusement, comme le dit le proverbe «  après l’effort, le réconfort » … Et un impressionnant buffet de ravitaillement apparaît. Il y en a pour tous les goûts. Chips, cacahuètes, saucisson et même Nutella côtoient les plus classiques pains d’épices, oranges et raisins secs.

Attrape-moi si tu peux

Un peu de verdure ne fait pas de mal !

Un peu de verdure ne fait pas de mal !

Juste le temps de se rafraichir et reprendre des forces, c’est déjà reparti. D’emblée, plusieurs faux plats sollicitent les jambes mais la suite sera plus tranquille. Des sentiers arborés succèdent à des chemins de halage en bordure du Canal de Lens puis de la Deûle. Je dépasse mes concurrents qui me dépassent avant que je ne les redépasse puis qu’ils ne me redépassent de nouveau. Peu avant le KM 19, je quitte le canal pour rejoindre Oignies via une ligne droite d’1,5 km en bordure de route (le passage le moins agréable du parcours).

Vue aérienne sur la ligne d'arrivée

Vue aérienne sur la ligne d’arrivée

Après un passage dans des chemins agricoles, je pénétre seul dans le bois des Hautois. La fin est proche mais le plus dur reste à venir. Les jambes lourdes, j’entame l’ultime ascension de terril de l’épreuve, et pas des moindres. Cette montée me semble interminable et pourtant elle vaut le coup. Au sommet du terril, je profite pleinement de la vue imprenable sur la ligne d’arrivée et sur les deux chevalets des fosses d’Oignies. Il est désormais temps de se remettre à courir pour finir ces 23 kms en 2 heures et 22 minutes.

Alors que j’ai franchi la ligne en puisant mes dernières forces, j’assiste quelques minutes plus tard à l’arrivée du premier coureur du 104 kms, sautillant de joie après près de 10 heures d’efforts. Quand je vous dis que je suis un petit joueur !!!

PS : Un grand bravo à l’organisation pour une première, c’était une belle réussite. Tout est parfaitement huilé : de la remise de dossard, à la mise à disposition de navette en passant par le repas d’après course (ah ce formidable hamburger fait sur place dans ce food-truck, je m’en lêche encore les babines.) Merci de nous avoir permis de courir sur les traces de nos courageux aînés et d’avoir pu découvrir ou redécouvrir les magnifiques panoramas de cette splendide région. Et également un grand bravo à l’ensemble des sportifs qui ont parcouru les 104 kms. Vous êtes des grands, pas des petits joueurs, vous !

Ce met maison, c'était quelquechose !

Ce met maison, c’était quelquechose !

 

 

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Une réflexion sur “J’ai couru le premier Trail des Pyramides Noires (Bouh, ça fait peur ! )

  1. Félicitations!!!pour le hamburger!!! 🙂
    Jolie recit, jolie course.
    Et t’es pas un petit joueur. ..y en a juste qui sont plus courageux!!! 😉
    Non, sérieusement, jolie, les terrils c’est chaud quand même!!!

    J'aime

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