Marathon de Toulouse : Tout ça pour un cassoulet !

Il y a des aventures qui trouvent leur genèse dans de loufoques discussions, comme celle-ci. Tout commence, le dimanche 6 avril dernier alors que je viens de finir le marathon de Paris, un proche me lance au téléphone : « Bon alors, tu viens quand faire le marathon de Toulouse !» S’il essuie alors une fin de non-recevoir, sa proposition n’est pourtant pas tomber dans l’oreille d’un sourd. Quelques temps après, cette discussion a en effet repris son cours par un « Bon ok, je viens faire le marathon de Toulouse si j’ai droit à un cassoulet ». Ce à quoi, il a rétorqué « D’accord, mais seulement si tu finis dans les trois premiers, euh allez dans les cinq premiers !»

Haut les mains !

Haut les mains !

Et donc ce dimanche 26 octobre 2014, après avoir terminé premier barbu cambrésien, premier supporter de Lens amateur de Chouffe, premier admirateur de Zizou, j’ai relevé mon défi. Vous me direz tout ça pour ça. Oui tout ça pour un cassoulet.

Pour un cassoulet, je me suis levé à 5H45 un dimanche matin, j’ai revêtu mes plus belles baskets, j’ai pris le train, j’ai marché près de 15 minutes pour me rendre jusque la ligne d’arrivée, près du Stadium dans lequel mon RC Lens avait battu deux jours plus tôt le Téfécé.

Sur la ligne de départ, petite dédicace à un nouveau né !

Sur la ligne de départ, petite dédicace à un nouveau né !

Pour un cassoulet, j’ai patienté tranquillement pendant quelques dizaines de minutes sur la ligne de départ entouré de centaines coureurs, des ambitieux, des prétentieux, des vantards, des peureux, des inquiets … Comme un symbole, l’un d’entre eux s’était confectionné un couvre-chef à l’aide d’une boîte de cassoulet !

Pour un cassoulet, j’ai accepté de perdre 3379 kcal en arpentant les rues de Toulouse, Aucamville, Castelginest, Fonbeauzard, Launaguet … La contrainte à ce niveau là était minime car la présence du soleil m’a permis de profiter pleinement de ces ruelles dans lesquelles les riverains m’ont vivement encouragés et dans lesquelles j’ai été par les très nombreux groupes de musiques plantés sur tout le parcours. Chanson française, rap, électro, métal, percussions, rock, tango … mes oreilles ont apprécié.

Pour un cassoulet, j’ai soumis mon corps à la douleur. Vers le 10ème KM, mon bide, plus habitué à se délecter d’une bonne bière, a décidé de me jouer des tours. Faut dire qu’il a peut-être lui aussi tiquer sur l’étrangeté d’offrir en guise de ravitaillement de l’eau des Alpes quand on est à quelques encablures des Pyrénées. Forte heureusement, une boisson américaine qu’on peut partager avec Pierre, Angélique ou Zoé, avec un célibataire ou son frère, m’a permis de limiter la casse et de contrer les caprices de mon estomac. En revanche, peu avant avant le 35ème KM, je ne l’ai pas vu venir cette crampe qui m’a ruiné mes espoirs d’atteindre mon objectif temps.

J’ai fini, la preuve en images !

Pour un cassoulet, j’ai accepté la souffrance des sept derniers kilomètres, j’ai fait plusieurs pauses pour m’étirer, j’ai rejeté la possibilité de couper le parcours, j’ai évité de taper deux-trois badauds indifférents à l’effort sportif, j’ai pensé à mes proches, j’ai kiffé la présence de ma chérie dans la dernière ligne droite, j’ai exalté les spectateurs présents en bord de route à m’encourager.

Une breloque au Capitole !

Une breloque au Capitole !

Pour un cassoulet, j’ai couru 4 heures et 13 minutes, soit 13 minutes de plus que prévu, mais tout de même une de moins que lors du Marathon de Paris. J’ai levé les bras en franchissant la ligne d’arrivée. Fier de moi, après une brève pensée pour les épisodes du Tom&Jerry Show que je venais de louper, j’ai savouré la médaille qui venait de m’être mise autour du cou !

Pour un cassoulet, j’ai même chopé une douleur sur le côté droit du pied droit. Cette douleur apparue à l’issue de la course ne m’a pas quitté depuis une semaine.

Les yeux plus gros que le ventre !

Les yeux plus gros que le ventre !

Alors oui, j’ai bouclé mon troisième marathon. Oui, la gourmandise est un vilain défaut. Oui, j’ai dégusté mon cassoulet ! Et oui, je recommencerai !

Désormais, il va falloir que je me trouve une bonne excuse pour courir le marathon de Barcelone : des tapas ? un bon vin du Penedes ? A moins qu’une raison non gourmande ne l’emporte, il faut que je me rachète un porte-clés aux couleurs du Barça !

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6 réflexions sur “Marathon de Toulouse : Tout ça pour un cassoulet !

  1. T’es venu a bout de ton marathon mais on ke sait pas si tu as fini le cassoulet. ..parce qu’il y en avait une sacrée plâtrée on dirait 🙂
    Félicitations en tout cas pour ce marathon bouclé, quelque soit la perf!
    Et ça fait plaisir de te lire a nouveau!! Ça va sinon?

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    • Merci pour ton commentaire FireRasta. Et oui, je suis venu à bout du cassoulet également. Sinon tout va bien à part qu’à l’issue du marathon, j’ai chopé une douleur au pied. Je suis à l’arrêt un mois. Et toi quoi de neuf ?

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      • Bah ça va merci. J’ai un peu raté un marathon en octobre donc j’essaie de mettre les bouchées doubles pour les prochains objectifs…sportifs. Parce qu’au niveau gastronomique, je n’ai pas besoin de mettre les bouchées doubles pour remplir…mon bide!! 🙂
        A bientôt

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  2. Si c’est une bonne raison cullinaire que tu cherches pour faire un marathon, le Médoc s’imposera naturellement.
    T’as bu quoi avec ton cassoulet ? Pécharmant, Pommerol ou Madiran ?

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  3. Pingback: J’ai couru le Marathon de Barcelone | Le Muvrin

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