Le Presque Journal d’un Coureur à Pied #7

jpcp07J’espère que ça deviendra un automatisme pour vous, comme c’est en train de le devenir pour moi … C’est dimanche, c’est donc le jour de retrouver le Presque Journal d’un Coureur à Pied. Une fois encore, il est bien sûr question de course à pied mais sous un angle décalé et humoristique en y incorporant des clins d’oeil à l’actualité … C’était une semaine sportive sympathique à vivre, j’espère qu’elle le sera autant à lire !

Lundi 15 février 2016 : Chasseur d’arc-en-ciel

Prenez un grand rectangle vert de 400 m de long sur 100m de largeur bordé de pavés blanc et noir, inclinez le suffisamment pour laisser quelques traces dans les jambes de tous les courageux qui oseront l’arpenter et vous obtenez mon terrain de jeu du jour : le Parque Eduardo VII de Lisbonne !!!

Sous l’oeil vigilant de la statue de Marques Pombal, j’ai réalisé cinq fois le tour du fameux rectangle vert  et son dénivelé qui offre une belle montée, forcément une belle descente, ainsi qu’une superbe vue sur la capitale portugaise sur sa largeur supérieure.

Et à cause de / ou grâce (barrez la mention inutile) à Señor Météo, la séance a été ponctuée d’averses bien mouillées et d’éclaircies ensoleillées. Comme par magie, le mélange des deux a offert de jolis arcs-en-ciel … pas moins de 5, dont un complet, en à peine une heure ! Je suis rentrée tout mouillé, mais la tête pleine de couleurs !

Mardi 16 février 2016 : Pas de raisons de se priver

Journée de repos, on recharge les batteries Pastel de nata, bola de Berlim, queijada, travesseiro, pao de Deus, pampilho, bolo de noz,… Difficile de résister à toutes ces sucreries, y’a vraiment de quoi faire au Portugal pour satisfaire mes papilles épicuriennes ! Souvent, très ou trop, le Muvrin qui court se régale !

Mercredi 17 février 2016 : De miradouro en miradouro

Partir sans savoir où nous mènerons nos baskets est un jeu à quitte double … Parfois, ça casse ou ça laisse. Souvent, ça passe et c’est classe.
Aujourd’hui, la sortie course à pied en mode touriste a été très agréable. La sortie d’une heure a été pleine d’oeuvres street-art, de rues atypiques tout en couleurs, de tramways jaunes qui s’enfoncent dans de ruelles étroites (pour un douaisien d’origine, ça fait drôle de voir un tram qui roule), de façades en azulejos, de jeux entre les nuages et le soleil et de jolis panoramas de Lisbonne au gré des différents miradouros aux quatre coins de la ville … et le tout sans même une goutte de pluie, ce qui constituera une exception dans mon voyage portugais qui a été très mouillé !

Jeudi 18 février 2016 : Quatre ans d’efforts en un seul bagage 

Un suspense digne d’une séance de tirs aux buts de finale de Coupe du Monde, un silence pareil à celui qui envahit le salon au moment du tirage du loto, une impatience similaire à une journée d’annonce des résultats du bac … Le tout condensé en un seul et même moment de vie : l’attente des bagages à l’aéroport !
Chacun s’observe, se scrute. Les voilà, les premières valises apparaissent et le visage d’un voyageur s’illumine. Sur le tapis roulant, son bagage est en tête. Fierté et honneur, il vient de remporter la course des valises …
Sur les visages des autres passagers, le mien compris, la frustration apparaît. Dans leur tête, ça se bousculent : « Ma valise va-t-elle arriver ? Et si elle n’arrive pas, qu’est ce que je fais ? »
De nouveaux bagages font leur apparition. « Tiens y’a le mien là-bas. » Au moment de saisir mon sac, une image me vient à l’esprit, ce sac symbolise exactement le poids que j’ai perdu depuis 2012, date à laquelle j’ai repris une activité sportive sérieuse … Pas moins de 15 kilos – ah ouais, ça fait tout ça quand même !

Vendredi 19 février 2016 : De la même planète mais pas du même monde !

Hier soir, à Copenhague, y’a un type, un Djiboutien, un certain Ayanleh Souleiman (dont j’ignorais encore l’existence jusque là) qui a couru un 1000 mètres en 2 minutes 14 secondes et 20 centièmes … soit une vitesse de 26,8 km/h et un record du monde en poche !

Ce matin, à Cambrai, y’a un type, un Muvrin, un certain Ghjuvan Bernardinù qui vient de boucler son 1000 mètres en 5 minutes … soit une vitesse de 12 km/h et pour seule récompense, l’affichage du radar préventif qui vient de le flasher : un petit bonhomme vert tout sourire et un « bonne route »

Samedi 20 février 2016 : Plus motivé que le coach !

Le coach trouve toujours une bonne raison pour se défiler et ne pas m’entraîner. Depuis le début de notre collaboration, il m’a sorti quelques excuses plus ou moins bidons du style :  « il fait froid et ça glisse », « je dois prendre un bain », « je dois donner à manger à mon Tamagotchi », « ça fait longtemps que je n’ai pas regardé les Lapins Crétins » …

Plutôt que d’aller faire le fanfaron sur Périscope et tenir des propos déplacés tel un footballeur, je préfère aller m’entraîner !

Dimanche 21 février 2016 : Un 10, un 5 et une paire de chaussettes

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Ma vie est extraordinaire … Après avoir passé une bonne partie de la semaine au Portugal, j’ai passé mon dimanche matin à Ors, une petite bourgade à cheval entre l’Avesnois et le Cambrésis.
Comme j’avais déjà vu l’épisode de Scooby-doo diffusé sur France 3, j’ai décidé d’y prendre le départ de la course du village, un rendez-vous bien sympathique organisé par de supers bénévoles.

J’ai d’abord couru 10 km et successivement …

  • j’ai été impressionné par les tenues très très légères de certaines concurrentes.

  • j’ai été photographié par au moins 5 à 6 photographes (et les souvenirs seront gratuits contrairement aux grandes courses).

  • j’ai été encouragé par douze moutons et un cheval.

  • j’ai convaincu un jeune coureur à bout de souffle de ne pas baisser les bras et lui ai permis d’aller décrocher un podium dans sa catégorie.

  • j’ai bouclé le parcours à un rythme moyen de 4’40/km

J’ai ensuite couru 5 km et cette fois …

  • j’ai de nouveau été photographié

  • j’ai joué avec les nerfs d’un automobiliste en me mettant au milieu de la chaussée pour l’empêcher de doubler.

  • j’ai été encouragé par un grand père, en peignoir à sa fenêtre

  • j’ai été doublé par un autre grand-père qui avait troqué son peignoir contre une paire de baskets très rapides.

  • j’ai parcouru la distance à un rythme moyen de 4’40/km

Et surtout, je suis rentré à la maison avec des superbes chaussettes ! Encore un grand merci aux organisateurs et à tous les bénévoles mobilisés dans ce genre d’épreuves !

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