Le Presque Journal d’un Coureur à Pied #10

jpcp10Et voilà, c’est déjà 10ème Presque Journal … 10 fois que nous nous retrouvons sur ce blog le dimanche. Moi, j’écris et, vous, vous lisez des aventures de course à pied, que j’essaie de retranscrire de manière assez décalée et humoristique pour que vous ayez l’envie d’aller jusqu’au bout ! Alors pour la 10ème fois, retour sur une semaine de sport.
Surtout n’hésitez pas à commenter, à réagir, à partager … Bonne lecture !

Lundi 7 mars 2016 : Courir 5 km

Au départ, courir 5 km semble être un effort surhumain, un exercice interminable, une épreuve périlleuse pour tes deux poumons. Et puis chemin faisant, la contrainte devient la satisfaction. Celle d’avoir couru sans essoufflement, celle de ne pas avoir de courbatures le lendemain, celle d’avoir couru une minute, puis deux, puis trois plus rapidement.
Alors les distances s’allongent étape par étape. 6,7,8  . Vient alors le moment de s’inscrire à son premier 10 kilomètre, son premier 20 kilomètre, son premier trail puis son premier marathon (parfois, ces étapes sont mélangées). Courir 5 km est alors de plus rare. Le temps de s’habiller avant et de se laver après est supérieur à celui couru. La distance minimale devient alors 7 ou 8 km.
Mais parfois, courir 5 km est le meilleur moyen de récupérer, de prendre son temps, de courir avec des coureurs débutants, de faire le plein de bonnes sensations sans se fatiguer …

Mardi 8 mars 2016 : Putain 12 ans, déjà.

0011Je le revois au bord du terrain, je le revois sur son vélo, je le revois écoutant la radio, je le revois ronflant dans le canapé … Et puis, je le revois ce 8 mars 2004, il est tombé et ne s’est jamais relevé !
Lui qui était de toutes mes aventures footballistiques, j’aurai tellement aimé qu’il me connaisse coureur à pied.
Sans doute aurait-il raconté mes  » exploits  » sportifs à ses camarades du bar PMU ? Sans doute aurait-il outré de voir l’état de mes baskets, lui qui aimait les souliers propres ?
Hélas, il ne sera jamais là au détour d’une rue ou à quelques mètres d’une ligne d’arrivée pour m’encourager …Pourtant, il aurait été fier.
Le 8 mars 2004, il est parti … Mais toujours quand je cours, il est présent mon Papi dans mes pensées, dans une larme qui coule discrètement et dans toutes mes foulées !

Mercredi 9 mars 2016 : D’où vient cette motivation ?

Il serait si bien chez lui, dans son lit pour une grasse mat’ de folie, dans son canapé à mater des dessins animées … Mais qu’est ce qui peut bien pousser un coureur à pied à aller se taper 15 bornes  ? Qu’est ce qui le pousse à aller affronter la pluie, le vent et le froid ?

  • la perspective d’un marathon qui approche
  • le besoin vital de libérer endorphines et sérotonine
  • la volonté de profiter sans culpabiliser de cookies maison
  • le désir  de prendre l’air
  • l’envie de profiter des choix aléatoires de son MP3

Peut-être, sans doute, un peu de tout ça !

Jeudi 10 mars 2016 : Tous les chemins mènent à Rome … 

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Le 1er février, dans ma tête, y’a un bus rempli de supporters qui a pris la route de Rome. La route est encore longue.
C’est vrai, nous n’avançons pas fort puisque nous devons nous arrêter régulièrement car notre chauffeur n’est pas collaboratif. Il a cessé son activité quand nous l’avons empêché de regarder Amour, gloire et beauté. Du coup, on se coltine désormais cette merde tous les matins. Pire il nous a bloqué 4 jours car il ne voulait plus repartir avant de retrouver une têtière qu’il nous soupçonnait d’avoir volé et qu’il avait finalement dans la main.
Ces derniers, on a appris à l’apprivoiser et on a repris notre périple sans difficulté (espérons que ça dure), même s’il fait parfois des détours.
Notre arrivée dans la capitale italienne est prévue le 9 avril 2016, veille de la course et synonyme de récupération du dossard, le 7577. Alors les supporters entament des chants du style : « Rome, Rome on arrive « ,  » Muvrin champion, le reste c’est du bidon »,  » si t’es fier d’aller au marathon, tapes dans tes mains  » ou encore  » chauffeur si t’es champion, appuie, appuie, chauffeur si t’es champion appuie sur le champignon « .
On s’amuse comme on peut …On a encore un mois de route !

Vendredi 11 mars 2016 : Après la pluie, le beau temps

Il y a des signes qui ne trompent pas. Après la pluie et le vent  des derniers semaines, le beau temps a fait son come-back hier.
Sur le chemin de l’entrainement, les sportifs se bousculent. Les coureurs habituels ont revêtu leur panoplie printanières troquant leur collant longue et leur multicouche pour une tenue plus légère. D’une foulée légère, ils slaloment entre des coureurs soudainement remotivés alors qu’ils s’étaient trouvés tant d’excuses depuis 6 mois : « Trop froid », « il pleut », »je suis fatigué », « t’as vu le vent ».

Samedi 12 mars 2016 : C’est si bon comme ça !

Pas de vent, pas de pluie, courir sous le soleil … c’est si bon comme ça
Changer de trottoir pour en profiter un maximum … c’est si bon comme ça
Découvrir de sympathiques petits endroits … c’est si bon comme ça
Enlever son pull et courir en t-shirt … c’est si bon comme ça
La tête du mec en vélo quand tu le doubles … c’est si bon comme ça
Des chants polyphoniques corses pour te motiver … c’est si bon comme ça
Réussir à conserver un rythme régulier sur 2h30 … c’est si bon comme ça
Quand ton chrono affiche 2h30 et 30 km … c’est si bon comme ça
Des  huiles essentielles pour éviter les courbatures … c’est si bon comme ça
Une bonne bière, un bon petit plat pour la récup … c’est si bon comme ça

Dimanche 13 mars 2016 : Récup active

Après la bonne sortie de la veille, dans son canapé :

  • visionner des résumés des matchs de la veille (« ouch Bordeaux a encore pris une pile, « olala le Barça a encore marché sur l’eau »)
  • mater un épisode de Calimero dans lequel il est question d’une course en trottinette.
  • découvrir comment faire du vélo sur la neige grâce aux explications des cobayes sur France5,
  • regarder sur Périscope, un brin envieux, le départ des 20 000 coureurs du Marathon de Barcelone …

Et puis devoir s’activer … Aller chercher du pain, faire trainer le petit déj’, se laver, avoir une idée de repas, se rendre compte qu’il manque des ingrédients, aller vite fait à la supérette avant qu’elle ne ferme pour corriger le temps, se régaler et … glander devant la télé !

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2 réflexions sur “Le Presque Journal d’un Coureur à Pied #10

  1. Bravo j’ai tout lu et j aime me retrouver dans tous ces moments… Ne pas oublier de vivre, de rire mais en courant je me sens vivre et j affiche un sourire même si une douleur me perturbe.. Offrir un sourire ça ne coûte rien. Merci pour ton récit. J attends la suite et plus de boutades dans le bus 😊

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    • T’inquiète on se marre bien dans le bus … On peut pas tout raconter tout de suite . fallait d’abord gérer le cas du chauffeur !

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