#MaratonadiRoma : Tous les chemins mènent à Rome

rome

En 2011, alors que je venais de boucler péniblement et à bout de souffle un 5 km, rien ne me prédestinait à me retrouver ici … Mais voilà, les proverbes ont toujours raison et j’ai désormais la preuve que  » tous les chemins mènent à Rome « . Le dimanche 10 avril 2016, j’ai couru à Rome, dans un livre d’Histoires, celles de Romulus et Rémus, de Jules César, de Marc Aurèle et de tout un tas d’empereur, mais aussi celles d’illustres sportifs comme Abebe Bikila, une des légendes de la course à pied qui gagna pieds nus en 1960 le marathon de Rome aux JO ou plus récemment de Francesco Totti… Retour sur quelques uns des temps fort de mon Marathon de Rome !

Pénible comme un après-midi chez Ikea
La récupération de mon dossard frappé du numéro 7577 et de mon prénom, d’un sac à dos et d’un t-shirt souvenir a pourtant été rapide. Il faut saluer le travail, la gentillesse,  la sympathie des bénévoles chargés de leur distribution. En revanche, j’aurai bien zappé le passage par la Running Expo : des flyers de courses à la volée, des chaussettes de compression à la pelle, des boissons énergétiques, … Ce parcours fléché et impératif par des centaines de stands m’a rappelé un samedi après-midi chez Ikea et restera le moment le plus pénible de ce marathon!
Heureusement pour bien terminer mon samedi et pour se dégourdir un peu les guiboles, j’ai eu droit à un petit footing de 20 minutes avec ma plus belle supportrice aux abords de la Basilique St Pierre, une bonne douche, une abondante assiette de pâtes et à un lit douillet !

Les sas à l’italienne
Dimanche 10 avril, le jour J, aux pieds du Colisée. Nous sommes 16 000, 16 000 coureurs de toutes nationalités, prêts à prendre le départ. Visiblement le sas à l’italienne ressemble davantage à du grand n’importe qu’à un réel dispositif de vagues … Résultat, alors que j’aurai dû partir aux alentours de 8h45, je ne franchis la ligne de départ qu’à 9h passés de quelques secondes avec des gens dont l’objectif est de finir en 6h, 5h30, 5h, 4h45,4h30 ou 4h15  quand, j’espère boucler mes 42,195 km en moins de 3h45.

Slalom géant
Les dix premiers kilomètres du parcours se résument à un slalom géant que ce diable d’ Alberto « La Bomba  » Tomba n’aurait sans doute pas renié ! Un coup à droite, un coup à gauche, se faufiler entre deux concurrents polonais, de nouveau à droit, passer à la corde, et puis à gauche, doubler un clown, doubler un danseur étoile, doubler une nana qui court en trainant un pneu …

Au fil du Tibre
C’est une constante au fil de mes marathons, l’eau n’est jamais très loin … La Deule pour la Route du Louvre, la Seine à Paris, la Garonne à Toulouse, la Méditérannée à Barcelone, et donc le Tibre à Rome. Si lors des précédents marathons, courir aux bords de l’eau n’avait été que ponctuel, cette fois, c’est un fil rouge ! Premier passage entre le du 8ème au 16ème km, du 23 au 27ème et du 33è au 36ème km. En plus d’être sympathique, ces passages apportent une fraîcheur salutaire !

Ne pas savoir où poser les yeux
Les diverses présentations du Marathon de Rome que j’avais pu lire par ci, par là ne mentaient donc pas. Le parcours est truffé de belles choses à voir : des édifices religieux, des jolies places, de longues avenues roses et orangées, et des monuments à tire-larigot. Les pieds n’ont qu’à suivre la ligne bleue tracée sur le sol romain et se laisser guider, les yeux eux ne savent plus où regarder pour profiter d’un maximum de choses !
Si les jolis panoramas n’ont pas manqué, c’est sans doute la remontée de la Via della Conciliazione et sa vue sur la Basilique Saint-Pierre, ce chef d’oeuvre architecturale de le Bernin, qui m’a le plus impressionné …

ID_15259750Crédit Photo : Fotostudio5.com

Les encouragements de ma plus belle supportrice
D’autant que quelques centaines mètres à peine après cette incroyable vue, m’attendait ma plus belle supportrice. Mêlés aux cris encourageants d’une supportrice italienne surexcités, des  » Allez mon Loulou  » retentissent sur le Largo del Colonnato …  Ces encouragements sont si motivants, plus énergisants qu’un litre de Redbull !

Les questions que l’on se pose
Me voilà déjà à mi-parcours, la montre affiche 1h49 et 53 secondes … Pile poil dans l’objectif fixé. Pourtant je le sais, un marathon c’est bon, mais un marathon c’est long … Alors dans la tête défile une farandole de questions :  vais-je enfin réussir à passer sous les quatre heures ?  ça veut dire quoi  » Personal drinks  » et  » Salts  » lors des ravitos ? en quelle année, Vincent Candela a quitté l’AS Rome ? pourquoi ont-ils foutu autant de pavés au sol ? comment peut-on traduire le titre de ce film  » Nemiche per la pelle  » en salle actuellement ?

Quand la musique est bonne
La seconde partie du marathon se poursuit désormais sur les bords du Tibre, passage à proximité du Stade Olimpico, sans doute la partie la moins passionnante du parcours !
Voilà le 30ème puis 35 ème kilomètre, les coureurs ont déjà croisé de nombreux groupes et DJ’s …  J’ai été pour ma part particulièrement marqué par cette reprise electro à la Jean-Michel Jarre de l’Internationale (c’est surprenant, mais quand on est originaire de Waziers, entendre ce chant est toujours assez émouvant). Quelques kilomètres plus tôt, j’avais également beaucoup apprécié les morceaux interprétés par des fanfares « militaires » présentes aux pieds de monuments publics. Mais incontestablement, s’il ne fallait garder qu’un seul moment, c’est ce passage, au dernier quart du parcours, dans une avenue blindée de monde dans laquelle résonnait un hymne italien survitaminée … Je n’ai pas pu résister, j’ai chanté !

Plus de son, plus d’images !
Au 35ème km, même si ça commence à devenir dur, je suis toujours dans l’objectif et les allures ne baissent pas. KM 36,37,38 … On est passé par la sublime Piazza Navona, la Piazza Venezia et nous remontons désormais vers la Piazza del Poppolo.  La fin du marathon est proche, il reste à peine 4 km. Finir sous la barre des 3h45 reste jouable, sauf que mon corps en a décidément autrement ! A quelques centaines de mètres de la Piazza del Poppolo, je chope un début de crampes au 38ème km. Malgré une bonne hydratation et un alimentation correcte, la chaleur, les pavés et les faux plats présents tout au long du parcours ont fait des dégâts. Ça devient difficile mais je m’accroche … Est-ce mon esprit qui me fait défaut ou ai-je un supporter mystère dans les rues de Rome :  » Allez Guillaume, c’est Sam » ( je ne connais pas de Sam). La Piazza de Spagna passé, les minutes défilent, j’ai déjà perdu plusieurs minutes, lorsqu’arrive le 40ème km … De l’entrée dans Traforo Umberto Primo (un tunnel) à quelques mètre de l’arrivée, je ne me rappelle plus de rien ! Le lendemain, je me rendrai compte de la présence à ma droite de l’énorme bâtiment de l’Altare della Patria … que je n’ai pas vu !

Une médaille, une couverture de survie et une orange


La ligne franchie, je récupère ma médaille, fais quelques photos avec des romains vêtus d’habits d’époque, et commence à frisonner alors qu’il fait 25 degrès … Fort heureusement, la couverture de survie reçue à l’arrivée me permet de me réchauffer et l’orange du sac de ravitaillement permet de reprendre quelques forces !!!

J’ai pris pas mal de plaisir dans les rues de Rome, j’ai fini mon sixième marathon, j’ai brisé la malédiction des 4 heures en finissant en 3h53 … Vivement le prochain !!!

 

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4 réflexions sur “#MaratonadiRoma : Tous les chemins mènent à Rome

  1. Alberto tomba…
    Bref encore un chouette article pour une superbe course. La malédiction des 4h est dure à vaincre mais tu as réussi, un grand bravo…
    Ce qui m’ennuie un peu avec cet article, c’est que tu vas sûrement faire une pause…et du coup plus d’article…on attendra 🙂

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  2. C’était bien chouette à lire ce compte rendu, quelques minutes dans les rues de Rome. Ça donne de l’espoir de se dire qu’on peut partir d’un 5 km fourbu et un jour faire son 6ème marathon. Bravo !

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