#BeerLoversMarathon : que de bières en 5h25

blm.jpgOn l’a voulu. On a couru. Et après 17 bières, des cacahuètes, des frites, un toast au fromage, une gaufre, 42 km 195 et 5h25 de déconne, on l’a eu la médaille du 1er Beer Lovers Marathon ! Inspiré par son cousin français du Médoc, le BLM est un marathon qui se court avec le sourire. Tout au long du parcours long de 42,195 km (préc) , les concurrents ont pu déguster bières et mets locaux (gaufre, fromage , frites et boulets liégois) dans une ambiance digne d’une cour de récré et sans se soucier du chronomètre. Retour sur une expérience unique à caractère délirant.

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Dimanche 15 mai 2016. 8 heures. Place St Lambert de Liège. 1000 coureurs attendent le départ de la toute première édition du Beer Lovers Marathon. Dans le lot, 10 Blanche- Neige, dont 4 barbues, Princesse Leia, Charlie, des majorettes, David Hasselhof période Alerte à Malibu, des pirates, Astérix, Obélix avec Idéfix, Spiderman, Batman, … toute une tripotée de personnages avec qui nous feront connaissance au long du parcours. Avec quatre collègues, nous avons opté pour une tenue plus traditionnelle et avons décidé de porter les couleurs de l’Oeuvre des Pupilles (t-shirt bleu aux couleurs de l’association et casquette rouge) mais n’en avons pas moins oublié notre bonne humeur et l’envie de passer un moment qui restera dans les mémoires.

A 8h30, alors qu’une bande de joyeux drilles s’échauffent sur la choré de  » Les pouces en avant … Et tchic tchac, et tchic tchac … « , le départ est donné. Nous l’attendions depuis un moment, nous voilà parti pour courir notre marathon le plus long … D’entrée de jeu, nous sommes doublés par une licorne. Dans le peloton, ça parle français, flamands, anglais, et tout un tas de langues puisque 44 pays sont représentés.

En descendre une petite avant d’en monter une grande ! 

Après une petite promenade dans le centre ville et un ravitaillement petit déjeuner à base de viennoiseries, nous revoilà de retour sur la Place St-Lambert … Nous le savons, à ce moment là, au KM5, les choses sérieuses vont seulement commencer puisque nous nous dirigeons vers la Montagne de Bueren. Mais avant de nous confronter à ces escaliers, soi-disant « les plus extrêmes du monde », il nous faut prendre des forces … Sonne alors l’heure du 1er ravitaillement houblonné à base de Curtius, une sympathique petite blonde liégeoise.

Nous voilà lancés dans l’ascension de Bueren. Pleins d’énergie, nous doublons des moines, une bretonne, des romains. Souvent, nous profitons des paliers pour admirer l’impressionnante vue sur Liège et pour reprendre notre souffle. Après une ascension de 374 marches, nous sommes venus à bout de cette montagne de Bueren. Mais, en direction de la Citadelle, ça monte toujours …

La campagne à la ville.

Verdoyant, le parcours est très sympathique. Là encore, les panoramas sur Liège et ses alentours sont magnifiques. Dans les pâtures, nous croisons quelques animaux.  » Ta la ta la ta la ta la ta la ta ta ta laaa  » Sur la route, nous rencontrons trois panthères roses qui se dirigent tout de go vers un deuxième ravitaillement  . Des godets remplis de La Redoutable, comme la montée que nous venons d’effectuer, nous y attendent. Nous sommes au KM 9, notre marathon est bel et bien lancé et nous savons que ça va être un très grand moment.

Réhydratés, nous poursuivrons notre route vers le prochain poste ravitaillement prévu au 13ème Kilomètre. Entre temps, nous nous faufilons dans d’étroits chemins entre deux champs de colza, entre deux lignées d’arbres pour redescendre vers la ville et la gare de Hertsal pour un troisième ravitaillement à la Val-Dieu aux sons et aux rythmes des Black Eyed Peas. Quelle ambiance … Entre Maryline Monroe, deux bébés en couche, des romains, une libellule rose, Super Mario et toujours nos trois panthères roses, ça danse, ça rigole et ça boit.

Sur les bords de la Meuse

Mieux qu’un marathon, nous faisons un footing avec plein de copains … Mieux que les gels énergétiques, nous buvons de bonnes bières. Mieux que les inquiétudes sur l’allure, les chansons et les répliques fusent. Si certains manquent de data, il ne manque pas d’humour … Et c’est tant mieux !

Les kilomètres défilent dans la bonne humeur. Km  16, 17, la Meuse nous offre ses rives. Et sur l’Île Monsin, au KM18, une bonne St-Feuillien nous offre ses saveurs …
Le temps se couvre, la pluie menace les bâtiments en bords de route sont moroses mais le moral est au beau fixe. La Cuvée des Trolls du KM 20 est appréciée avec quelques cacahuètes.

Après 2h29 de course et de joyeux délires, nous franchissons le cap du semi-marathon. Sur les bords de la Meuse, nous faisons la connaissance du Capitaine Fromage, coureur tranquille chaussé de ses supers Crocs. Nous profitons de sa présence pour lui poser quelques conseils pratiques sur son équipement pédestre. Il se confie :  » Je suis mieux là dedans qu’en baskets. Il faut juste rajouter une petite semelle dans la Crocs pour plus de confort. » Normal !

Après quelques kilomètres le long du fleuve, nous faisons un détour par une des charmantes ruelles pavées de l’OutreMeuse … Atypique l’ambiance accordéon est propice à la dégustation d’une sixième bière, la Sainte-Nitouche !

 » Oh les gars, y’en a une autre dans 1 km. « 

 » Oh les gars, y’en a une autre dans 1 km.  » Enfin, en réalité, même pas un kilomètre plus loin, sur une péniche, une septième bière nous attend, la Brice de Grain d’Orge.  Nous trinquons une nouvelle fois avec le fameux Capitaine Fromage.

 » Oh les gars, y’en a une autre dans 1 km.  » Du coup, après avoir posé devant une statue hautement ambigue, nous trinquons à la Chouffe, au Parc de la Boverie, avec deux jeunes fous furieux qui ont décidé de s’inscrire à la course trois semaines plus tôt , sans avoir jamais couru. Après 25 km, ils ont les pieds remplis de « cloches » (cloques en wallon). Pas sûr qu’ils aient fini (s’ils lisent cet article, ils nous diront peut-être) !

Et le mur du marathon ? 

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Délaissons un peu la Meuse, et bifurquons vers le Canal de l’Ourthe …   Les bières et les kilomètres s’accumulent. Les sensations sont toujours bonne, même si  » bordel le gâteau d’anniversaire est largement devant nous  » . Le ciel est couvert, les nuages gris et la pluie menace toujours, et ce passage du parcours quelque peu monotone …   Sans aucun doute, l’Elfique va nous redonner des ailes pour tenir aborder sereinement la dernière ligne du parcours.

KM 30, le soleil est de retour. Nous abordons un passage beaucoup plus sympathique. Contrairement à ce qui était prévu, ce n’est pas une mais deux bières qui nous sont proposées à ce poste de ravitaillement verdoyant … Une Lupulus pour la guibole droite, une Caulier et ses arômes de Litchi pour la droite (j’avoue, j’ ai même bu deux Caulier. Coup de coeur oblige), quelques pas de danses aux rythmes des percussions et c’est reparti, regonflés à bloc !

Le grand n’importe quoi 

Si nos corps semblent parfaitement digérer les doses houblonnées, malteuses et orgesques, nos esprits commencent à nous faire divaguer quelque peu : bisous aux supporters sur le parcours, chansons diverses, vannes vaseuses … Et visiblement tous les participants sont dans le même état d’esprit … Ca s’encourage mutuellement ! On rattrape le jeune Padawan qui nous avait pris en photo au KM 28, on croise Minnie avec un cowboy (pauvre Mickey), on double David Hasselhoff, des policiers sont un peu à la peine, une bigoudène barbue nous avoue qu’elle n’aime pas les crêpes, on entonne  » la Meuse qu’on voit danser  » en apercevant un ersatz de Charles Trenet  … C’est la troisième dimension mais quelle ambiance !

Au KM 35, il commence à faire soif. Déjà 5 km que l’on a bu un petit coup et la Bertinchamps tombe à poing nommé avant de repartir bras dessus, bras dessous au plus grand plaisir du photographe présent sur le parcours !

Deux kilomètres plus tard, et après avoir dégusté un toast au fromage qui fait du bien au papille, le stand Hoegarden est désert … Pas grave, c’était de la bière à moins de 2° d’autant qu’un kilomètre plus loin,  Marilyn Monroe nous attend des Chimay à la main pour une petite photo souvenir …

A la découverte des mets locaux

Le marathon touche à sa fin, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les organisateurs ont sorti le grand jeu au KM 40, une Warsage bien frâiche nous attend en compagnie d’une belle barquette de frites, pleines de mayo et de son boulet liégeois. Pas question de passer outre, nous nous asseyons sur un banc pour déguster cette gourmande surprise.  » On mange des frites sur un marathon « ,  » Hummm c’est trop bon « ,  » et la sauce c’est quelquechose « …

Incroyable mais vrai, le plat est passé comme une lettre à la Poste et nous nous dirigeons de plus belle vers de nouvelles découvertes … On le sait, il nous reste encore deux kilomètres, deux bières … Hors de question de ne pas en profiter. Nous accélérons en direction du ravitaillement Leffe, accompagnés de notre Padawan et de Magnum. Sur place, nous nous faisons un nouvel ami bien éméché. Il ne participe pas à la course, mais l’alcool l’aidant, il a décidé de finir devant nous …

Pas dur puisque quelques centaines de mètres après, nous devons déjà nous arrêter .. On a eu l’entrée avec le toast au fromage, le plat avec les frites et le boulet. Ne manquez plus que le dessert … Et qui dit Liège, dit forcément gaufre. Fourrée de sirop de Liège, elle fait notre bonheur, tout comme la dernière bière du parcours, une Leopold 7 .

Nous bouclons les derniers 200 mètres, bras dessus, bras dessous, en haranguant les quelques supporters présents aux abords de l’arrivée. Ca y’est nous l’avons autour du cou, notre médaille décapsuleur.

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Ce fut une grande aventure, une belle épopée pleine de rires, de bonne humeur de convivialité, et de bières … On a fini le 1er Beer Lovers Marathon et pour fêter ça on a bu deux autres bières !!! A votre santé !

Merci aux organisateurs, aux bénévoles, aux brasseries présentes sur le parcours et à mes collègues : Fufu (le roi du reportage photo), Tetart (l’as de la trouvaille d’hébergement), Phiphi (le top du chauffeur) et Chanchanchon ( le patron de la cartographie)

 

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4 réflexions sur “#BeerLoversMarathon : que de bières en 5h25

  1. Hah, excellent (moi j’ai fait aussi la course, j’habite à Liège mais je suis anglophone de base.) Une chose (petite, mais de grande détail/importance pour les liégeois… le gaufre était un « laquemant » – et c’est pas le sirop de liège là dedans (c’est un sirop de sucre avec un peu de fleur d’oranger.)

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    • Merci beaucoup pour cette précision … Je le saurai pour un prochain séjour à Liège parce que je me suis régalé avec. Comment s’est passée ta course ?

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